Théâtre : « Annabella, dommage que ce soit une putain », de John Ford, à La Tempête (Cartoucherie) à Paris.

Autres temps
« Annabella, dommage que ce soit une putain » est une pièce censée être scandaleuse parce qu'un frère et une sœur y forniquent amoureusement. Sans doute l'était-ce à l'époque du théâtre élisabéthain. Aujourd'hui les affaires de fraude fiscale heurtent bien plus que celles de fesses.
La pièce est certes bien jouée – il n'y a rien à dire à ce propos – mais on s'ennuie dès qu'on a saisi qu'on va avoir droit à un inventaire de toutes les nuances de l'amour impossible, des plus désintéressées aux plus possessives et quelque soit la nature – parentale ou entre allogènes – du sentiment. Même les rebondissements ne surprennent pas, la structure de l'intrigue étant trop simple.
Pierre FRANÇOIS
« Annabella, dommage que ce soit une putain », de John Ford. Avec Justine Bachelet, Elsa Grzeszczak, Tatiana Spivakova, Harrison Arévalo, Jean-Claude Bonnifait, Baptiste Chabauty, Frédéric Jessua, Thomas Matalou, Vincent Thépaut. Au Théâtre de la tempête, Cartoucherie, route du champ de manœuvre, 75012 Paris, tél. : 01 43 28 36 36, www.la-tempete.fr. Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30 jusqu'au 17 avril.

Photo : Antonia Bozzi.

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