Théâtre : « Le Songe d’une nuit d’été », de William Shakespeare mis en scène par Guy Pierre Couleau aux théâtres Firmin Gémier et des Quartiers d’Ivry, à Antony et Ivry-sur-Seine.

Fantaisie onirique.
« Le Songe d'une nuit d'été » est une des pièces les plus comiques de William Shakespeare. Comme souvent, il y introduit une note de fantastique, ici traité sur le mode onirique et léger. Ce qui ne l'empêche pas de prêter à ses personnages des sentiments d'une humanité parfois rudimentaire, et ceci sans considération de la catégorie sociale du sujet : un roi peut être aussi jaloux qu'un (mauvais) apprenti comédien peut être vaniteux, un gouverneur sage et cruel à la fois…
La mise en scène de Guy-Pierre Couleau n’hésite pas à recourir à la lumière du laser, mais il ne cède là à aucun effet de mode. Comment le sait ? C’est qu’il est capable de doser ses recours aux technologies modernes de façon tout à fait ajustée. Il souligne la dramaturgie, mais ne la surligne jamais. Du coup, on est saisi d’admiration pour cette nouvelle traduction de l’onirisme shakespearien, on se laisse prendre dans cette atmosphère fantasque et l’atterrissage dans le monde réel, piloté par le grand Will avec Couleau comme copilote, se passe sans le moindre cahot.
Les comédiens sont ahurissants de présence – ou d’absence volontaire pour ce qui concerne le personnage d’Hippolyte. Les artisans comédiens sont plus vrais que nature, de même que la cour du duc d’Athènes. Puck est aussi malicieux que ce à quoi on s’attend, il y a en particulier un passage en allemand d’une hilarité redoutable. Cette pièce est une véritable réjouissance – on est tellement dedans qu’on rit en avance de la réplique qui fait mouche – et qui l’air de rien dit bien plus de choses qu’un simple divertissement.
Pierre FRANÇOIS
« Le Songe d’une nuit d’été », de William Shakespeare. Avec Sébastien Amblard, Clément Bertonneau, François Kergourlay, Marlène Le Goff, Anne Le Guernec, Pierre-Alain Chapuis ou François Macherey, José-Maria Mantilla Camacho, Adrien Michaux, Ruby Minard, Martin Nikonoff, Carolina Pecheny, Achille Sauloup, Romaric Séguin, Rainer Sievert, Jessica Vedel, Clémentine Verdier. Metteur en scène : Guy Pierre Couleau. 
Les 3 et 4 mai au Théâtre Firmin Gémier / La Piscine à Antony, 254, avenue de la Division Leclerc – 92290 Châtenay-Malabry, tél. 01 41 87 20 84, www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr. Bar et restauration sur place. Accès :
– En RER B + Bus (à 45 min. de Châtelet – Les Halles) : arrêt Robinson puis bus 194 (qui circule jusqu'à minuit) ou 294 ; sinon arrêt RER Croix de Berny puis bus 379. Dans tous les cas, le théâtre est à l'arrêt de bus Président Allende.
– En voiture, par la N 20 au départ de la porte d'Orléans. Ou par l'A 86, sortie 28. Ou encore par la N 118 puis l'A 86, sortie 29. Parking à l'arrivée.
Du 15 au 23 mai au Théâtre des Quartiers d’Ivry, CDN du Val-de-Marne, Manufacture des Œillets / La Fabrique, 1, place Pierre Gosnat – 94200 Ivry-sur-Seine (pour les GPS indiquez 25, rue Raspail – 94200 Ivry-sur-Seine), tél. 01 43 90 11 11, http://www.theatre-quartiers-ivry.com.  Métro Mairie d’Ivry (ligne 7, à 10 minutes de la place d’Italie), RER C Ivry-sur-Seine (à 10 minutes de la place Saint-Michel, à 5 minutes de la Bibliothèque François Mitterrand), bus 125, 182, 323, station Hotel de Ville. En voiture à 5 minutes des portes d’Ivry ou de Vitry (stationnement gratuit le soir et le sam-dim derrière l’Hôtel de ville).

Photo : Pierre Francois

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