Livre : « Le Chant de la merveille du monde », de Christian Ganachaud, aux éditions Pierre Guillaume de Roux (6).

Comment l’aborder ?
Pour lui, ce livre, il le répète, est une tentative de « lier le passé au futur, le présent étant vide ». Il a bien conscience – lui qui est « d’accord » avec quelques idées anciennes de l’Église, comme les visions de l’enfer par sainte Thérèse d’Avila ou sœur Lucie – que même si son désir est d’écrire pour la génération présente, il risque fort de n’être compris que de la suivante et tente de se consoler en pensant au sort de Péguy.
Mais le temps est une notion paradoxale : « Le temps perdu est comme le pain oublié sur la table, le pain sec. On peut le donner aux moineaux. On peut aussi le jeter. On peut encore le manger, comme dans l’enfance le pain perdu : trempé dans du lait pour l’adoucir, recouvert de jaune d’œuf et de sucre, et cuit dans une poêle. Il n’est pas perdu, le pain perdu, puisqu’on y touche à la fin des temps et qu’on y mange sa mort, à chaque seconde, à chaque bouchée. Le temps perdu est le temps abondant, nourricier. ».
Pierre FRANÇOIS
« Le Chant de la merveille du monde », de Christian Ganachaud, aux éditions Pierre Guillaume de Roux, ISBN 978-2-36371-167-0, 250 pages, 20 €.

Photo : Pierre François.

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