Musique : festival « Arabofolies » du 4 au 30 juin à L’institut du monde arabe.

« Arabofolies », le « festival musical des arts et des idées », c’est reparti. Et c’est du 4 au 30 juin que la sixième édition aura finalement lieu.
On pourra enfin voir l’hommage de ces chanteurs aux cheikhates, ces chanteuses et danseuses libres mais marginalisées qui dénoncent les injustices à travers le spectacle « Kabareh Cheikhats » le 23 juin. Ce thème sera repris à travers le film d’Ali Essafi « Le Blues des chikhates », même si du fait de la pandémie la rencontre-débat sur « L’art de la Aïta. Hommage à Bouchaïb El Bidaoui »* ne pourra avoir lieu. Toujours dans l’approfondissement de la question du genre, le forum du 13 juin aura pour sujet : « Exister ! Être LGBTQ+ dans le monde arabe ».
Cet angle ne doit pas masquer le plaisir qu’il y aura à entendre Kamel El Harrachi (digne successeur de son père), Omar Harb (bassiste syrien réfugié au Liban), Emel Mathlouthi (qui n’est pas que l’auteure-interprète de « Kelmti Horra »), Dorsaf Hamdani (qui reprend avec originalité les répertoires de Oum Kalthoum, Fairuz et Asmahan), Abir Nasraoui (qui fait la même chose avec Habiba Msika, Oulaya et Saliha), Oum (et son humanisme), Djazia Satour (qui revient à à ses sources algériennes), Nawel Ben Kraïem (qui sort son premier album, dont la poésie est au confluent des styles pop, rock, électro, folk et hip-hop), un dialogue musical entre Kamilya Jubran, Youmna Saba et Floy Krouchi et un concert hors les murs en l’honneur du Soudan.
Mais il ne faudrait pas oublier pour autant la présence remarquée de la danse (Karim KH : « Blow » / Mithkal Alzghair : « Déplacement », Mourad Bouayad et Paul Lamy : « For the Hungry Boy », Héla Fattoumi & Éric Lamoureux : « EX-POSE(S) », Johanna Faye et Saïdo Lehlouh : « Iskio » / Nacera Belaza : « Le Cercle ») et celle, plus discrète du théâtre musical (Andando Lorca 1936).
Ni les jeudis de l’IMA, ses rencontres littéraires, ses séances de cinéma et ses forums.
Bref, il y en aura pour tous les goûts.
Pierre FRANÇOIS
*Bouchaïb El Bidaoui, qui fut une icône de la Aïta, était un artiste transgenre aimé par tout le Maroc.
« Arabofolies » : https://www.imarabe.org/fr/actualites/spectacles/2021/arabofolies-du-5-au-30-juin-2021-obstinees

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