Théâtre : La Guerre n’a pas un visage de femmes, d’après Svetlana Alexievitch, en tournée.

Reproduire pour représenter. Le programme scolaire français nous apprend que la guerre est une histoire d’hommes dans les tranchées. Les femmes y figuraient comme prostituées, infirmières, ouvrières ou futures veuves. Mais des femmes russes étaient volontaires pour s’engager dans l’armée et défendre leur patrie. Elles n’avaient même pas 20 ans. D’ailleurs, elles disent elles-mêmes s’être…

Théâtre : « Au scalpel », d’Antoine Rault au Théâtre des variétés, à Paris.

Sanglant. « Au scalpel » donne d’abord l’impression d’être un règlement de comptes entre frères au sujet d’un héritage. Puis d’une jalousie réciproque. Puis d’un partage au sujet du divorce. Puis… Et à la fin de cette pièce étonnante, on en sait moins qu’au début. C’est surtout un merveilleux duo d’acteurs. On croit – et pleinement –…

Théâtre : « Trauma, drame en temps de guerre », de et mis en scène par Érine Serrano au Théâtre des déchargeurs, à Paris.

Décalage. « Trauma » revient à une époque où le syndrome post-traumatique n’existait pas encore : le débarquement du 6 juin 44. Deux frères d’armes reviennent chez la fiancée de l’un d’eux. Elle a découvert la possibilité de son autonomie financière pendant qu’ils ont vu des scènes qui les torturent intérieurement. La culpabilité – a-t-on…

Théâtre : « Islande entre ciel et texte », de Jón Kalman Stefánsson, Kristín Marja Baldursdóttir, Sjón, et des contes collectés par Jón Árnason et Magnus Grímsson au Théâtre de l’Épée de bois, à Paris.

Atmosphère. Est-ce encore du théâtre ou une lecture soutenue par de la musique. La question est à la fois vraie et vaine, puisque la magie opère. Tout l’art du conte est mis à contribution – avec succès – pour nous embarquer dans une atmosphère qui pourrait envelopper n’importe quelle histoire tellement elle est présente. Atmosphère…

Musique : « Sanga », de et par Clio Van de Walle, rap-théâtre au théâtre À La Flèche, à Paris.

Sortir des destins tragiques. On ne sort pas indemne d’un spectacle comme Sanga. Il nous reste encore longtemps en mémoire les oiseaux en papier, la liberté écrasée et la poésie dansée, rappée, frappée. En 2014, Sonita Alizadeh rappeuse et réfugiée afghane de dix-neuf ans, écrit et interprète sa chanson « Daughters for Sale » après avoir été…