Exposition : « Éléments, première partie », jusqu’au 29 octobre à la galerie d’art « le Comœdia », à Brest.

Deux démarches. Le Comœdia est un lieu mythique de la ville de Brest, orné sans doute d’une des plus belles façades de cette ville entièrement reconstruite après-guerre en béton et avec des rues à angle droit, comme aux États-Unis. Pensez-donc : une façade des années quarante, un théâtre puis un cinéma et l’assassinat de son directeur…

Théâtre : « Détache-toi ! », de et avec Laurence Bréheret et Marie-Eve Dufresne à La Folie théâtre, à Paris.

Agréablement vrai. « Détache-toi ! » est-il l’histoire de deux femmes que presque tout oppose ou d’une femme et de ses contradictions ? Peu importe tant le propos est pertinent : pour un peu, on croirait le texte autobiographique ! La scène d’exposition est astucieuse dans la mesure où elle emmène le spectateur – même si ce spectacle est plutôt dédié…

Théâtre : « Les Poupées persanes », d’Aïda Asgharzadeh au Théâtre des béliers parisiens, à Paris.

Sincérité et partage. La création du théâtre s’allie à la volonté d’instruire, illustrer des enjeux sociaux et religieux ; passés ou actuels, lointains ou de notre propre société. Pour en faire et en écrire, pour raconter des histoires et rentrer dans un conte, nous avons besoin d’une formule magique. « Yeki bood, yeki nabood. Gheir az Khodâ,…

Théâtre : « Tropique de la violence », de Natacha Appanah au théâtre 13 / Bibliothèque, à Paris, puis en tournée.

Spectacle total. « Tropique de la violence » est-il encore une pièce de théâtre ou un spectacle total mêlant théâtre, musique, projections et magie des lumières ? Car, ce qui frappe du point de vue de la forme, c’est la parfaite maîtrise des lumières, autant pour provoquer des effets d’inclusion visuelle dans le spectacle que comme révélatrice ou…

Théâtre : « Le Chaperon rouge de la rue Pigalle », de Florence Hebbelynck à la Manufacture des abbesses, à Paris.

Une grande dame. Comment retranscrire le plus fidèlement possible la vie d’une femme dont la prostitution a régi toute son existence ? En nous racontant l’histoire de Cathy, prostituée du quartier de Pigalle de ses 21 à ses 79 ans, Florence Hebbelynch accompagnée par Nicolas Luçon au plateau, nous dépeint une individualité particulière en recherchant plutôt…

Théâtre : « La Foire de Madrid », de Félix Lope de Vega jusqu’au 25 septembre à l’Epée de bois puis en tournée.

Farce, mais fine. « La Foire de Madrid », d’après Félix Lope de Vega est une pièce qui, heureusement, va partir en tournée puis revenir après sa création à l’Épée de bois. Le metteur en scène n’est pas un inconnu : Ronan Rivière a créé un mémorable « Roman de Monsieur Molière »* et osé un « Nez »** de Gogol masqué…

Livres : « Thomas Sauvin », avec un texte de François Durif, aux éditions de La Martinière, collection « Percevoir ».

Réception et complétion. « Thomas Sauvin », dans la collection Percevoir chez La Martinière, gagne à être consulté en commençant par la fin. Le texte de François Durif, à travers l’exposé des émotions qui l’ont traversé lorsqu’il travaillait à proximité de la mort, place des pointillés pour guider le lecteur-spectateur dans le déchiffrage des photos constituant le…

Livres : « Comment nos enfants nous aident à grandir, plus humains et plus créatifs, ensemble », de Sébastien Henry aux éditions de la Martinière, département éditorial « Art de vie ».

Pédagogie philosophique. « Comment nos enfants nous aident à grandir, plus humains et plus créatifs, ensemble » fait, de prime abord, un peu peur : les chapitres systématiquement divisés en une partie théorique et la proposition d’un exercice pratique font penser à cette foule d’ouvrages destinés au grand public, sans réelle profondeur ni enseignement véritable. Or, cette impression…

Théâtre : « Le Chaperon rouge de la rue Pigalle », de Florence Hebbelynck à la Manufacture des abbesses, à Paris.

Documentaire talentueux. « Le Chaperon rouge de la rue Pigalle » est une pièce documentaire – le metteur en scène est parti de huit heures d’enregistrements pour en faire un spectacle de soixante minutes avec le souci de rester fidèle à l’atmosphère qui s’en dégageait. Une atmosphère qui n’est ni sordide ni favorable au « métier ». Là est…