Théâtre : «La Clairière du grand n’importe quoi».

Chez les critiques dramatiques, une collègue versifie pendant les spectacles : Béatrice Chaland. Elle a la bonté de nous fournir régulièrement les poèmes publiés sur son site : https://bclerideaurouge.wordpress.com. Paraissent ici les spectacles qu’elle a notés au moins 3 / 5, surtout pendant les festivals d’Avignon, histoire de nous faire oublier que nous en sommes privés cet été.

Dans un dérèglement total de la planète,
Plus rien ne tourne rond au-dessus de nos têtes.
Une vision d’apocalypse où se déchire
Le voile jeté sur nos yeux par l’imposture.
Un petit aperçu de ce qui préfigure
Le «grand n’importe quoi» dans son final délire.
Une écriture imagée aux couleurs du temps
Suspendu aux cataclysmes à contre-courants.

A l’«Artéphile», un naufrage dégoulinant
Des médias catapulte en scène un revenant
Dont l’imagination débordante envahit
Le plateau. Une construction très réfléchie
Analyse un monde, par l’homme, perverti.

Texte planétaire à l’humour glaçant, écrit
A l’encre en ébullition pleine d’énergie.
Un voyage dans un bain de sang qui blanchit
Ce que l’homme a caché et qui l’a enrichi.
Jeu palpitant autour d’une terre engloutie.
Périple éclaboussant autour de vérités
Ecrasées au rocher de l’imbécillité.
Embarquement vertigineux et réussi !

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
https://bclerideaurouge.wordpress.com

De et avec Alain Béhar. Collaboration artistique Marie Vayssière. Par la «Compagnie Quasi». (Avignon, 05-07-2019, 16h35).

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