Musique : « Les treize coups de minuit », album de Francesca Solleville chez Epm Musique.

La vie est belle.
La vie peut être belle : tant que nous partageons nos émotions, nous serons vivants.
Francesca Solleville est une humaniste de gauche qui n'hésite pas à affirmer ses engagements. Elle a déjà repris les chants révolutionnaires dans l'album « Musiques citoyennes » sorti pour le bicentenaire de la révolution française (en 1989) avec un hymne pour l'abolition de l'esclavage. C'est avant tout une voix et une émotion pure.
À travers ce nouvel album – « Les treize coups de minuit » sorti en mai chez Epm Musique – elle reprend les grands textes poétiques des autres : hommes et femmes qui ont croisé son chemin. Elle a réenregistré de grands textes poétiques – avec de nouveaux arrangements – accompagnée de ses musiciens compagnons de toujours : David Venucci et Bertrand Lemarchand à l'accordéon, Michel Precastelli et Nathalie Fortin au piano, Jean-Yves Lacombe à la contrebasse et violoncelle et Fréderic Deville au violoncelle. Elle rend également un hommage vibrant au poète turc Nazim Hikmet avec une interprétation sobre du « Chant des hommes ».
Sa vie est un patchwork de rencontres. Amie intime de Jean Ferrat, elle a été porteuse de la parole d'Aragon, de Léo Férré, d'Alain Leprest avec qui elle a chanté en duo à la fête de l'Humanité. On la retrouve également sur l'album hommage « Ils chantent Leprest » sorti en 2014 par le label Tacet.
À 87 ans, Francesca Solleville espère qu'en tant qu'artiste elle puisse apporter de l'espoir aux autres. Elle chante les mots qui lui semblent importants. Ce nouvel album est une mosaïque qui résonne néanmoins d'une étonnante unité. Il nous plonge dans l'effervescence de la poésie, toujours moderne.
Clara
Francesca Solleville : « Les treize coups de minuit », chez Epm musique. Tél. 02 54 22 31 44, epm.detarle@orange.fr
 
Le Chant des hommes
 
Leurs chants sont plus beaux que les hommes,
plus lourds d'espoir,
plus tristes,
et plus longue est leur vie.
Plus que les hommes j'ai aimé leurs chants
J'ai pu vivre sans les hommes
jamais sans les chants ;
il m'est arrivé d'être infidèle
à ma bien aimée,
jamais au chant que j'ai chanté pour elle ;
jamais non plus les chants ne m'ont trompé.
Quelle que soit leur langue
j'ai toujours compris les chants.
En ce monde,
de tout ce que j'ai pu boire
et manger,
de tous les pays où j'ai voyagé,
de tout ce que j'ai pu voir et entendre,
de tout ce que j'ai pu toucher
et comprendre,
rien, rien
ne m'a rendu jamais aussi heureux
que les chants, les chants des hommes…
 
Poème de Nazim Hikmet écrit le 20 septembre 1960 (extrait du recueil « Il neige dans la nuit »).
 
Liens : https://www.epmmusique.fr/
http://www.encyclopedisque.fr/artiste/4375.html
http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2019/08/10/francesca-solleville-sonne-les-treize-coups-de-minuit/
https://www.youtube.com/watch?v=TkOzW9CIXAY
https://www.olympiahall.com/artistes/francesca-solleville/
https://www.babelio.com/auteur/Nazim-Hikmet/44180
http://www.francopolis.net/Vie-Poete/nazimhikmet.htm

 

Photo : <a href="//commons.wikimedia.org/wiki/User:Gegeours" title="User:Gegeours">Gegeours</a> — <span class="int-own-work" lang="fr">Travail personnel</span>, <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0" title="Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0">CC BY-SA 4.0</a>, <a href="https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43743597">Lien</a>

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