Théâtre : « Les filles du trois et demi », de Luis Enrique Gutiérrez Ortiz Monasterio au Funambule, à Paris.

Percutante et touchante.
« Les filles du trois et demi » est une pièce étrange. Autant elle est très bien jouée, autant on ne comprend pas la mise en scène.
Car il faut le répéter : les deux comédiennes incarnent à la perfection des filles perdues autant à leurs propres yeux qu'à ceux de la société. Ni dans la simple allusion – le langage est cru – ni dans l'exagération – toutes les nuances de l'amitié, de la solidarité, de la religiosité sont là – elles sont parfaitement justes dans leur peau de putains.
Que signifie par contre le fait d'agrandir régulièrement l'espace scénique ? Qui sont les deux femmes qui interviennent lors de la dernière scène, elles ou de nouvelles locataires ? Dans ces deux cas précis comme pour le reste, aucune piste ne permet au spectateur de raccrocher un texte bien tourné (il comporte même plusieurs pépites de sensibilité, ce n'est pas pour rien que son auteur, poète autant que dramaturge mexicain a reçu plusieurs prix) et encore mieux joué (on y insiste) à son contexte. Mais c'était lors de la générale de presse, gageons que les critiques n'ont fait qu'essuyer les plâtres et que la pièce a déjà évolué.
Pierre FRANÇOIS
« Les filles du trois et demi », de Luis Enrique Gutiérrez Ortiz Monasterio. Avec Perrine Dauger, Laure Portie en alternance avec Marjorie de Larquier. Mise en scène David Le Rheun. Lumières Sébastien Sidaner. Son Rym Debbarh-Mounir .
Le lundi à 19 h 30, mardi à 21 heures jusqu'au 29 janvier au Funambule, 53, rue des Saules, 75018 Paris, métro et bus 60 Montmartrobus : Lamarck-Caulaincourt, tél. 01 42 23 88 83, https://www.funambule-montmartre.com/les-filles-du-3-et-demi

Photo : Pierre François.

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