Théâtre : « Siffler n’est pas jouer » (poésie)

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Meneur de jeu, aussi bon acteur que siffleur,                                 
Bertrand Caus(s)e beaucoup pour notre grand bonheur.                       
C'est ainsi qu'il dirige un fameux quatuor                     
Auquel il donne sa voix de "soprano" d'or.             
"Le fil de ses lèvres" est un précieux conducteur                  
Enflammant le public, à l'instar d'un trésor.                  
En transformiste alto de la musique il dose                           
Ses effets sifflés comme le magicien d'Oz.                  
Traîne à sa suite nos regards émerveillés                           
Dans ses contorsions où il semble s'oublier                    
Pour laisser violons et violoncelle briller.                  
Une femme altiste, tout aussi virtuose                       
Que ses complices, charme les métamorphoses.                        
Ils passent à leur sauce les grands airs pâtissiers,                         
Cuisinant avec art des pièces rapiécées                                   
Fort bien montées à l'aide d'instrument à vent                  
Qui relève le concert au piano piment.                  
Spectacle revu(e) façon cabaret de classe                  
Où à "Notre-Dame" ils ne laissent pas de glace.                 
De la bouffonnerie où l'irrévérence ils osent,                         
En désaccord d'accords qui, dans la joie, explosent.                                                                   
Béatrice CHALAND
"Siffler n'est pas jouer". Spectacle musical. Par "Le Quatuor Stanislas" et Bertrand Causse. Mise en jeu Henri de Vasselot. Mise en musique Philippe Georges.
http://bclerideaurouge.free.fr

Photo : Pierre Francois.

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