Théâtre : « Cockpit cuisine » au Théâtre du Grand parquet, à Paris.

Inclassable, par Difouaine
Trois hommes héritent d’une maison promise à la démolition et font revivre l’histoire de leur ancien occupant grâce au fatras qu’ils y ont trouvé.
Comme un pied de nez à tous les archivistes de la pensée unique, «  Cockpit cuisine »  est un spectacle inhabituel, drolatique, poétique, hétéroclite, en un mot : inclassable. Et c’est en partie ce qu’il y a de réjouissant dans cette représentation virtuose. Cela tient en même temps du conte initiatique, de l’odyssée à travers l’espace stellaire et souterrain, de la recherche généalogique, au moyen de procédés non dramatiques : la manipulation d’objets projetés sur écran (photos de famille, figurines, assiettes décoratives, jouets…),  l’utilisation de bricolages improbables, par exemple. La scène n’est pas occupée par des acteurs ou des clowns stricto sensu mais plutôt par des comédiens-manipulateurs.
J’ai parfois regretté quelques longueurs et la voix un peu faible du comédien principal mais  j’ai souvent ri car l’originalité de cette naïve mais virtuose parade surprend et les commentaires du Disert tranchent savoureusement avec le mutisme des deux autres, quasi autistes.
Le spectateur, attendri, retrouve dans une vieille malle oubliée de l’enfance un bien joli costume d’Arlequin. La féerie de Méliès est toute proche.
Difouaine
« Cockpit cuisine, les voyages domestiques de Marcel Blondeau », de Benoît Faivre, Laurent Fraunié et Harry Holtzman. Mise en scène : Harry Holtzman. Avec : Laurent Fraunié, Benoît Faivre et Francis Ramm. Tout public à partir de 8 ans. Durée : 1 h 15. Dates à venir : 17 et 18 mars à Mil Tam, à Pontivy (56) ; 24 et 25 mars à Ifs (14) ; 6 mai au Théâtre Théo Argente, à Saint-Priest (69) ; 16 mai au Théâtre des Bergeries, dans le cadre de la BIAM (93) ; 21 et 22 mai au Théâtre Ici et Là, à Mancieulles (54).

Photo : Benoit Faivre

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