Théâtre : « Le Livre de l’intranquillité », de Fernando Pessoa, adapté, mis en scène et avec David Legras au théâtre Les Déchargeurs, à Paris.

Dérision légère. « Le Livre de l’intranquillité » est un ouvrage posthume de Pessoa publié en 1982. De ce dernier est tiré un spectacle solo dans lequel le comédien se glisse dans la peau de l’hétéronyme de l’auteur, qui est ici un modeste employé comptable. Certes, la pièce, lors de la première, n’avait pas encore…

Théâtre : « Pardonne-moi de me trahir », de Nelson Rodrigues, trad. Thomas Quillardet, au théâtre Les Déchargeurs, à Paris.

Transmission et perversité. « Pardonne-moi de me trahir » est une pièce sur l’obsession, la transmission et la perversité. Autrement dit, une tragédie moderne mettant en scène des personnages prisonniers de leurs désirs inconscients, en souffrance et voulant vainement s’en libérer. Son langage, loin de l’élégance de l’alexandrin, s’enracine dans les détresses quotidiennes dont l’auteur…

Théâtre : « Je veux voir Mioussov », d’après Valentin Kataïev à la Comédie Saint-Michel, à Paris.

Hilarant. L’accueil du théâtre n’a pas une excellente réputation, mais la pièce l’est, excellente ! « Je veux voir Mioussov », divertissement hilarant, va devenir la devise des connaisseurs de spectacle grand public de qualité ! On y trouve la « mécanique du rire », signature du vaudeville, associée à l’humour par l’absurde des auteurs…

« Le Tartuffe ou l’Imposteur », de Molière.

Réussi. Un « Tartuffe » actualisé, cela court les rues. Était-il vraiment besoin d’ajouter des chants chorals de plusieurs époques, du grégorien au gospel*, pour faire comprendre que les faux dévots ont existé et existeront pour les siècles des siècles, amen ? Bof. Cela n’ajoute ni ne retire quoi que ce soit au talent des…

Théâtre : « Dans ma maison de papier, j’ai des poèmes sur le feu », de Philippe Dorin, en tournée.

« Dans ma maison de papier, j’ai des poèmes sur le feu », c’est certes une pièce pour le jeune public. Mais c’est d’abord une ambiance. Légère, poétique, mystérieuse, rassurante. Rassurante, cela tombe bien dans la mesure où, l’air de ne pas y toucher, les comédiens présentent aux enfants l’énigme du grand saut dans l’inconnu que nous…

Théâtre : «225 000 (Femmes Kleenex)».

Chez les critiques dramatiques, une collègue versifie pendant les spectacles : Béatrice Chaland. Elle a la bonté de nous fournir régulièrement les poèmes publiés sur son site : https://bclerideaurouge.wordpress.com. Paraissent ici les spectacles qu’elle a notés au moins 3 / 5, surtout pendant les festivals d’Avignon, histoire de nous faire oublier que nous en sommes privés cet…