Théâtre : « La Lettre d’Évita », de et avec Cristina Ormani au théâtre Essaïon, à Paris.

Sensible.
« La Lettre d’Évita » plaira aux amateurs de péronisme et de documents historiques – évidemment, puisqu’il s’agit de l’adaptation de son dernier écrit – ainsi qu’à ceux de la variété argentine. Les théâtreux purs ne manqueront pas de noter le divorce entre l’interprétation du texte et des chansons : on croit complètement au personnage souffrant sauf quand son interprète chante. C’est, explique la comédienne, parce que les parties chantées sont comme des apartés que le personnage s’offre entre la narration des épisodes de sa vie. Pourquoi pas ? Il faut juste ne pas se laisser dérouter par ce choix de mise en scène.
Notons au passage que la comédienne est au départ danseuse, et l’on regrette presque que les parties dansées ne soient pas plus développées tant elles manifestent de subtilité et de sensibilité.
Cette sensibilité constitue le fil de trame de tout le spectacle dans la mesure où celle de l’héroïne est très bien mise en évidence et où elle s’exprime sans fard : au moment où elle dicte ce texte, elle se sait déjà condamnée par la médecine.
Enfin, le travail des lumières est soigné et le décor parfait.
Pierre FRANÇOIS
« La Lettre d’Évita », de et avec Cristina Ormani. Mise en scène : Cristina Ormani et Luc Khiari. Du jeudi au samedi à 21 h 30 jusqu’au 7 mai au théâtre Essaïon, 6, rue Pierre au lard (à l’angle du 24, rue du Renard) 75004 Paris, 01 42 78 46 42 ou essaionreservations@gmail.com, https://www.essaion-theatre.com/spectacle/948_lettre-devita.html#. Métro : Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet.

Photo : Pierre François.

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