Spiritualité : Vertu et piété, dissimulation et révélation (43).

Chacun utilise le confinement comme il peut. L’auteur de ces lignes, qui avait raté un cours sur le Livre d’Esther, le rattrape en en faisant un compte rendu, très personnel d’abord, puis (largement) inspiré par le site protestant « Théovie » et la revue catholique « Cahiers évangile » (ainsi que son « supplément »)*. Cet article n’étant qu’un (bref) résumé, il est conseillé à ceux qui s’intéressent au sujet de se reporter à ces sources.

Qui était Esther, entre le portrait teinté d’un « érotisme trouble et lesbien » d’Artemisia Gentileschi et le symbole d’une piété courageuse en passant par la femme intelligente et ambitieuse ? Certes, on peut être tout cela à la fois, mais on peut encore interroger le texte à l’aide de quelques questions, qui peuvent nous aider dans nos propres vies.

Qui fait quoi ?

Les réponses qui suivent ne sont que de premières pistes à compléter après une lecture attentive du Livre d’Esther.

Le texte dit que Xerxès « aima » (2, 17, note q de la Tob) Esther, mais ne précise pas que la réciproque existe. Certes, il dit aussi qu’Esther « gagna sa bienveillance et sa faveur » (2, 17) comme elle l’avait fait pour l’eunuque Hégué (2, 9) et pour tous ceux qui la voyaient (2, 15), plus que « toutes les autres » candidates (2, 17). Mais qu’est-ce à dire ? Que le roi est capable de sentiments aussi raffinés qu’au harem ou que là-bas on se comporte comme dans la chambre du roi(20) ?

Vasti désobéit et sauve sa dignité.

Esther, face à Mardochée, obéit (au début), objecte et ordonne (quand la décision concerne la communauté), parle (au roi) puis se tait (devant Haman suppliant).

Mardochée ordonne, se met au courant (de la santé d’Esther, des complots contre le roi, du contenu de ses décrets), refuse l’autorité, crie et prend publiquement le deuil, obéit (à Esther) puis est élevé (par le roi).

Haman ment par omission, donne et prend des conseils.

DISTRIBIL

* Le serveur du site est très lent.

20) Peu importe d’ailleurs dans la mesure où l’auteur n’utilise l’hameçon de l’histoire de fesses que pour nous parler d’autre chose de bien plus important.

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