Spiritualité : Vertu et piété, dissimulation et révélation (44 et fin).

Chacun utilise le confinement comme il peut. L’auteur de ces lignes, qui avait raté un cours sur le Livre d’Esther, le rattrape en en faisant un compte rendu, très personnel d’abord, puis (largement) inspiré par le site protestant « Théovie » et la revue catholique « Cahiers évangile » (ainsi que son « supplément »)*. Cet article n’étant qu’un (bref) résumé, il est conseillé à ceux qui s’intéressent au sujet de se reporter à ces sources.

Qui a eu besoin de qui ?

Sans Xerxès, un ivrogne sans caractère (et sans les eunuques pour Esther), ni Vasti ni Esther, deux femmes intelligentes – même si elle n’ont pas le même respect d’elles-mêmes – n’auraient jamais été reines.

Sans Mardochée, Esther restait orpheline et à la rue.

Sans Esther, Mardochée serait mort ainsi que toute sa communauté.

Sans Haman et les conseillers, le pays ne serait pas gouverné.

Sans les conseils de sa femme et de sa famille, Haman aurait-il sauvé sa peau ?

Sans Vasti, la faiblesse du roi n’aurait pas été publiée par le décret qui la destitue.

Qui a obtenu quoi ? Qui veut garder quoi ? Qui perd quoi ?

Vasti, qui veut garder sa dignité, la sauve mais contre son titre de reine.

Esther qui veut devenir reine, y arrive moyennant la dissimulation de son origine (qui implique l’acceptation de ne pas manger casher et de se marier avec un païen) et une indifférence sentimentale.

Xerxès, un faible qui veut être obéi par son épouse, passe de la soumission à ses conseillers à celle d’Esther et de Mardochée.

Mardochée, qui a un penchant tyrannique ainsi que bien peu de considération pour sa cousine comme pour sa communauté (en 4, 1-3, il n’est pas spécialement à l’origine du premier deuil, même s’il y participe) rattrape ses gaffes en passant sous la coupe d’Esther. Par ailleurs, en voulant sauver son honneur (ou celui de Dieu, selon l’interprétation que l’on donne à son refus de prosternation), il perd sa tranquillité et met sa communauté en danger.

Ce ne sont là que quelques pistes et chacun est invité à prolonger sa réflexion et à se demander quel modèle de conduite propose le Livre d’Esther.

D’autant plus que les réponses qui précèdent ne concernent que les mœurs, c’est-à-dire l’apparence, la forme, du récit, mais pas son fond.

Qui cache quoi ? Pourquoi ? Qui révèle quoi ? À quel prix ? Pour quel bénéfice ? Et quelle est l’action de Dieu là-dedans ?

Faire un ctrl + f en tapant « hasard » (dans les épisodes numéro 3 et 6) et se demander si le hasard n’est pas une façon pour la providence de se promener incognito sur terre…

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