Spiritualité : Vertu et piété, dissimulation et révélation (13).

Chacun utilise le confinement comme il peut. L’auteur de ces lignes, qui avait raté un cours sur le Livre d’Esther, le rattrape en en faisant un compte rendu, très personnel d’abord, puis (largement) inspiré par le site protestant « Théovie » et la revue catholique « Cahiers évangile » (ainsi que son « supplément »)*. Cet article n’étant qu’un (bref) résumé, il est conseillé à ceux qui s’intéressent au sujet de se reporter à ces sources.

Le plus fort est sans doute la concordance des dates entre les fêtes juives et les événements païens. Ainsi, le Nouvel an perse, se situe le même mois que la sortie d’Égypte et donc la pâque juive, Pessah, ce qui explique que le roi signe le décret d’extermination des Juifs la veille de la commémoration de leur libération. Par ailleurs, le fait que les décisions réciproques d’attaque de Haman et de Mardochée doivent se produire le même jour – le 13 du mois d’Adar (9, 1) – dit la superposition de la fête juive de Pourim – un nom qui ne fait pas partie du vocabulaire hébreu – à une fête babylonienne. Le Livre d’Esther sert à asseoir l’existence de cette fête d’origine étrangère. Tout en faisant réfléchir sur la conduite à tenir lorsqu’on se trouve en exil dans une culture sans rapport avec l’identité juive et cependant séduisante : ce n’est pas par hasard que le premier banquet est décrit selon la norme grecque – culture dans laquelle vivent les contemporains de l’auteur – et non perse. On note encore, du côté des chiffres, que les eunuques chargés d’aller quérir la reine comme les conseillers décidant de la déposer sont sept, symbole de la perfection(4).

DISTRIBIL

* Le serveur du site est très lent.

4) Comme quoi la perfection de la forme ne garantit pas celle du fond…

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