Méditation : « Dieu aussi a son enfer, c’est son amour des hommes. » (Nietzsche)

Il paraît que, pour Nietzsche, l’enfer de Dieu, c’est son amour pour les hommes. De notre côté du mur mitoyen qui sépare le monde fini de l’infini, notre enfer, c’est l’existence du mal aveugle (injustice, malformations, catastrophes naturelles…). Cet enfer-là est-il dû à notre incapacité, à notre péché, à des fautes morales de notre part ? Ou à Dieu ? 
Car est-il dit que Satan ne se convertira jamais ? On connaît le dialogue entre Dieu et Satan au sujet de Job. Et si ces épisodes – Job n’étant pas la seule victime de ces affrontements – étaient la manifestation du pari que Dieu fait que le diable lui-même peut se convertir non à cause de Lui mais, au contraire, en nous voyant, tout limités et imparfaits que nous sommes, vouloir choisir Dieu quand même, fût-ce au terme de bien des atermoiements et égarements ? 
La Toute puissance de Dieu est ici un obstacle à la conversion, à l’inverse de notre faiblesse. Ce n’est sans doute pas par hasard que, face au démon, l’Apocalypse met une femme et un enfant, symboles d’impuissance tellement patents qu’ils ont besoin de l’assistance – qui nous est aussi offerte pour peu que nous l’acceptions – de la cour céleste pour lui échapper. 
Dans cette perspective, ce que nous vivons comme des épreuves n’en sont plus, au sens de la pénibilité attachée à ce mot. Elles deviennent participation et collaboration à la vie de Dieu et à son désir. Un certain Paul de Tarse en parle très bien.
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