Je profite de ce moment pour changer le réglage du logiciel de guidage et me déclare « cyclomoteur », voulant passer prioritairement par les routes secondaires, au lieu de « vélo », dans l’espoir d’échapper aux sentiers inconfortables. Arrivé à l’abbaye, j’explique au moine de la porterie-boutique mon désir de prier pour la paix avec lui. Il me répond : « J’espère que je ne vais pas avoir de client » et nous voilà partis pour une dizaine de chapelet en tête-à-tête. Quand je lui explique mon intention de passer par le col de l’Échelle, chemin des migrants, il me répond qu’il y a là un problème insoluble, qu’il connaît un policier obligé de mettre son équipe en danger pour secourir des personnes pendant que les responsables ne veulent être responsables de rien. En continuant, je passe par Le Blanc, mais arrive à Belâbre trop fatigué pour continuer. Il reste 25 kilomètres à faire pour compléter le trajet prévu, mais je me suis déjà arrêté quatre fois pour me reposer et n’ai plus qu’une boîte de foie de morue. Continuer ne serait pas prudent.
Heureusement, il y a sur place un camping – répondant au nom de « La Quintaine », bordant la rivière L’Anglin – et une brasserie, je m’offre donc deux salades œuf-jambon-fromage et autant de Perrier.
31/05/25
Retour au café pour le petit déjeuner. On ne change pas une équipe qui gagne : de nouveau salade jambon-œuf-fromage, mais, pour changer, accompagnée de café. Arrivé à Saint-Benoît-du-Sault via Prissac, l’office de tourisme est fermé et la carte imprécise.
Pierre FRANÇOIS




