Théâtre : « Nos histoires » (coup de cœur 2023 du Club de la presse Grand Avignon-Vaucluse), de Frédérique Auger au Studio Hébertot, à Paris.

Faux amour, vraie amitié.« Nos histoires », ce pourraient être aussi bien celles de certains spectateurs ou spectatrices que de l’autrice du spectacle. Certaines phrases sont « les mêmes, à la virgule près » que ce qu’ont pu entendre d’autres personnes victimes d’emprise. C’est dire la fidélité de la pièce par rapport à la réalité.Ce qui désarçonne un peu,…

Théâtre : « La Zone », de Patrice Le Cadre au Théâtre du Nord-Ouest, à Paris.

Talents ahurissants.« La Zone » se présente comme une suite du film « Stalker »* (1979) d’Andreï Tarkovski. La pièce est l’œuvre de Patrice Le Cadre. Ce dernier, surtout connu pour son travail sur les lumières, est aussi auteur et metteur en scène**. Il cumule, dans cette pièce, ses trois casquettes avec bonheur.Auteur, il commet un texte utilisant plusieurs…

Théâtre : « Dans ses yeux », texte lauréat de l’Aide au montage ArtCenade, de Marie-Pierre Cattino, en tournée.

Mystère douloureux.« Dans ses yeux » fait penser au « Baiser de la veuve » ou à « Juste la fin du monde » : le comportement des personnages révèle l’existence d’un épisode mystérieux dont on ignore pendant longtemps s’il pourra être discuté tant il soulève de questions et de douleurs.L’existence de ce mystère est présente dès le début à travers le…

Théâtre : « Les Carnets du sous-sol », de Fédor Dostoïevski au théâtre Essaïon, à Paris.

Illustratif à souhait.« Les Carnets du sous-sol » sont-ils adaptables au théâtre ? Certains critiques sont tellement convaincus du contraire qu’ils ne se déplacent même pas pour un texte de Dostoïevski. Cette question concerne tout texte philosophique ou religieux d’ampleur. Qui, par exemple, oserait adapter les « Pensées » de Pascal ?Mais revenons au sujet. Un homme – sans nom –…

Théâtre : « Coupables d’amour », de Nathalie Kanoui au Théâtre de la reine blanche, à Paris.

Légitime défense ?« Coupables d’amour » démarre étrangement. Mais le mystère des premières scènes se dissipe rapidement. L’on est entre femmes, entre femmes qui ont tué, pour aimer à l’heure où il a fallu choisir entre deux devoirs. On les voit alternativement dans le monde artificiel, conventionnel, socialement réglé des salles d’audience et dans l’intimité…

Théâtre : « M. O. L. I. E. R. E. », au Théâtre du Ranelagh, à Paris.

Comique moliéresque.Il convient d’orthographier correctement le titre de ce spectacle, soit « M. O. L. I. E. R. E. ». En effet, développé, cela donne : Méli mélo (sic) Oratoire Librement Inspiré d’Errances dans le Répertoire de l’Eponyme. Et une idée de la loufoquerie à laquelle l’on peut s’attendre.Loufoques, ces trois comédiens et ce musicien ? Oui, et ils…