Livres : « La mer Noire dans les Grands Lacs », d’Annie Lulu, aux éditions Julliard.

Taïaut.
« La mer Noire dans les Grands Lacs » est un roman passionné et passionnant, qui mérite largement son prix du premier roman francophone et francophile. Le plongeon est immédiat, dès le premier chapitre, dans la poésie qui nourrit ce récit. Le rythme traduit un sentiment d’urgence. L’urgence de révéler à l’enfant à naître l’histoire de ses origines, de lui dire combien sa naissance est la répétition d’une autre, répétition qui est aussi l’héritage d’une fermeté sans faille et d’une générosité vitale. Possédé par le tempo du récit, on saute quelques phrases par-ci par-là pour arriver à le suivre. Ce dernier nous fait voyager de la Roumanie au Congo en passant par le dix-huitième arrondissement de Paris, de hasards en providences et de misères en bienveillances. On arrive au bout de cette saga haletante essoufflé et avec une seule envie : la relire.
Pierre FRANÇOIS
« La mer Noire dans les Grands Lacs », d’Annie Lulu, aux éditions Julliard. 221 pages, ISBN 978-2-260-05462-7, 19 € ou 7,10 € dans la collection Pocket (EAN : 9782266322959, code sériel : 18541) à partir d’avril. https://www.lisez.com/livre-de-poche/la-mer-noire-dans-les-grands-lacs/9782266322959. Prix Senghor 2021 du premier roman francophone et francophile.

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