Théâtre : «Apollinaire, Au revoir, Adieu …».

Chez les critiques dramatiques, une collègue versifie pendant les spectacles : Béatrice Chaland. Elle a la bonté de nous fournir régulièrement les poèmes publiés sur son site : https://bclerideaurouge.wordpress.com. Paraissent ici les spectacles qu’elle a notés au moins 3 / 5, surtout pendant les festivals d’Avignon, histoire de nous faire oublier que nous en sommes privés cet été.

«Poète et militaire au fond des tranchées», mort
Le neuf novembre mille-neuf-cent-dix-huit, hors
De son habituel univers littéraire.
S’échangent, au «Buffon», les anneaux épistolaires.

Sur une «écorce d’arbre», l’amour monte en sève
Qui, en tourbillon de folie d’écrits, s’élève.
Un rêve prend naissance en période de guerre,
Enflamme un cœur innocent dans toute sa chair.

«Celui qui accroche des cœurs un peu partout»,
C’est le poète errant entre quelques beautés.
L’Histoire éclate en obus qui creusent des trous
Dans la mémoire explosée de sincérité.

«Bagues nées de la barbarie»
Mais elles étaient si jolies …
L’acier, de bonne qualité,
Emprisonne l’humanité.

Interprétation généreuse
Incarnée par une amoureuse
Dans sa quête de liberté.
Moment qui nous a transportés.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
https://bclerideaurouge.wordpress.com

Texte, Interprétation, Mise en scène Pierrette Dupoyet. Par la «Compagnie des Vents Apprivoisés». (Avignon, 18-07-2019, 11h35).

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