Spiritualité : Vertu et piété, dissimulation et révélation (21).

Chacun utilise le confinement comme il peut. L’auteur de ces lignes, qui avait raté un cours sur le Livre d’Esther, le rattrape en en faisant un compte rendu, très personnel d’abord, puis (largement) inspiré par le site protestant « Théovie » et la revue catholique « Cahiers évangile » (ainsi que son « supplément »)*. Cet article n’étant qu’un (bref) résumé, il est conseillé à ceux qui s’intéressent au sujet de se reporter à ces sources.

La reine Vasti est mise devant un choix impossible : en venant elle contrevient aux règles de l’étiquette et perd sa dignité, en ne venant pas elle désobéit au roi. De même, en 3, 3-4, « Mardochée sera obligé de transgresser un ordre royal… à cause de son statut social… et pour préserver sa dignité ». Comme pour la femme du roi, son « refus… conduira à la promulgation d’un édit frappant l’entier du groupe auquel il appartient. » (3, 6).

En 1, 19, non seulement le décret « fait inutilement de la publicité à l’humiliation du roi », mais en plus il accorde à la reine ce que justement elle refusait : venir en présence du roi.

Du point de vue du décompte du temps pour préparer les jeunes filles et leur faire passer une nuit avec le roi, on note que « entre la destitution de Vasti la troisième année du règne [de Xerxès] et l’intronisation d’Esther la septième année, plus de quatre ans se sont écoulés, rythmés par le défilé nocturne des jeunes filles auprès du roi. » ! Le « Cahiers évangile » souligne ici à son tour, ainsi qu’à l’occasion d’autres passages – par exemple la vie de couple « étrange » de la reine – l’aspect illogique du récit.

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