Spiritualité : Vertu et piété, dissimulation et révélation (14).

Chacun utilise le confinement comme il peut. L’auteur de ces lignes, qui avait raté un cours sur le Livre d’Esther, le rattrape en en faisant un compte rendu, très personnel d’abord, puis (largement) inspiré par le site protestant « Théovie » et la revue catholique « Cahiers évangile » (ainsi que son « supplément »)*. Cet article n’étant qu’un (bref) résumé, il est conseillé à ceux qui s’intéressent au sujet de se reporter à ces sources.

Mais il y a aussi les généalogies. En 2, 5 on apprend que Mardochée descend de Qish, qui était le père de Saül (1 Sa 10, 20-21). Or 3, 10 indique qu’Haman de son côté est de la descendance d’Agag, qui fut un ennemi de Saül (1 Sa 15, 8). L’aversion réciproque de Mardochée et Haman est logique.

Le nom de Mardochée par ailleurs « fait penser à Marduk, le dieu babylonien », ce qui témoigne de l’insertion de ce Juif dans la société perse. Esther est aussi un nom perse, qui trouve son origine dans celui de la déesse Ishtar, qui « est de la même racine que le mot étoile », ce qu’elle va devenir. Mais « en hébreu, Esther peut aussi se rapprocher d’une racine qui signifie cacher ». De fait, Esther cache son identité. Contrairement à Mardochée, elle porte aussi un nom juif : Myrte. Or, « des textes rabbiniques rappellent que cette plante a une bonne odeur (comme Esther pour le roi) et un goût amer (comme Esther pour Haman). ». On a déjà vu comment les exagérations (spécialement dans les durées) étaient un ressort comique, mais on peut également y voir un symbole de démesure, par exemple dans la description du premier banquet ou la décision de « ramasser toutes les jeunes filles vierges et belles à regarder » du royaume.

Certains contrastes – souvent amplifiés par des parallélismes de forme – sont aussi symboliques.

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