Spiritualité : Vertu et piété, dissimulation et révélation (6).

Chacun utilise le confinement comme il peut. L’auteur de ces lignes, qui avait raté un cours sur le Livre d’Esther, le rattrape en en faisant un compte rendu, très personnel d’abord, puis (largement) inspiré par le site protestant « Théovie » et la revue catholique « Cahiers évangile » (ainsi que son « supplément »)*. Cet article n’étant qu’un (bref) résumé, il est conseillé à ceux qui s’intéressent au sujet de se reporter à ces sources.

Consciente qu’elle joue sa vie à pile ou face, elle met une condition à sa démarche, et c’est la première fois que Mardochée l’écoute : les Juifs de Suse jeûnent trois jours. Elle se rend chez le roi et, heureux hasard, il lui tend son sceptre. Prudente, lorsqu’il lui demande ce qu’elle veut, elle l’invite à un banquet avec son Premier ministre. Ce qu’il accepte, mais quand il veut connaître son désir, alors qu’il est prêt à lui donner jusqu’à la moitié de son royaume, elle l’invite à revenir banqueter le lendemain, toujours avec son Premier ministre. Lequel croise à la sortie Mardochée et en est tellement contrarié – en même temps que flatté que la reine n’ait invité que lui en compagnie du roi – qu’il décide de faire préparer un gibet pour celui qui ne le salue pas. Pendant que son ministre fomente ces plans, le roi, n’arrivant pas à dormir, se fait lire les annales du royaume. On tombe par hasard sur le passage où Mardochée a éventé un complot. Puis le ministre arrive, le roi lui dit qu’il voudrait honorer quelqu’un mais ne sait pas comment faire et requiert son avis. Devinant qu’il s’agit de lui, le ministre propose de promener cette personne dans la rue en faisant proclamer par un « ministre noble » qu’elle est gratifiée par le roi… et se retrouve à faire le héraut, Mardochée étant sur un cheval revêtu de vêtements ayant été portés par le roi. Grosse déprime du ministre ! Mais il va pouvoir se changer les idées au banquet de la reine. Cette fois-ci, lorsque le roi s’enquiert de savoir ce qu’elle veut, elle explique qu’elle et son peuple sont promis à l’extermination par Haman, présent. Fureur du roi, pâleur du ministre, le roi sort, le ministre reste pour demander la vie sauve à Esther. Quand le roi revient, il le trouve « effondré » sur le divan d’Esther et croyant qu’il veut en plus violer la reine, le fait pendre immédiatement au gibet qu’il avait préparé pour Mardochée puis donne tous ses biens à Esther, qui les rétrocède à Mardochée après avoir avoué à son mari qu’il a été son tuteur. Reste la question de l’édit ordonnant la mort des Juifs.

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