26/05/25
Réveil à 6 h 30, à la suite d’un cauchemar (reprise du cancer). En bas à 7 heures pour aller à l’église du village où la messe est célébrée à 7 h 30, en français, mais avec surplis et ornements, clochette à la consécration, quelques chants en grec (kyrie) ou latin (sanctus…). Je ne communie pas pour ne pas poser de cas de conscience à Marc, à qui j’ai dit vivre avec Laurence. Peu importe : je sais que si je demande au Christ, avec foi et sincérité, de venir habiter mon âme, il le fera, hostie ou pas dans la bouche. Je fais un raisonnement apparenté lorsque j’assiste à la sainte Cène chez les protestants : quoiqu’ils disent au sujet de la présence réelle, Dieu est infiniment libre et aucun rite ou absence de sacrement ne l’enchaîne*, tout au plus les sacrements de ses ministres sont-ils comparables à la garantie d’un importateur. Le problème surgit lorsque certains se proclament exclusifs alors qu’aucun n’est en mesure d’avoir la pleine compréhension du message.
Au retour de la messe, Marc me montre par où il faudra repartir pour rejoindre Segré, Orveau se trouvant entre Nyoiseau et Saint-Aubin-du-Pavoil. Je suis trop endormi pour penser à lui demander de tamponner mon carnet de pèlerin (dit ici « de miquelot », s’agissant d’un pèlerinage principalement à saint Michel) et petit déjeune solidement tout en discutant avec un postulant, qui m’indique une dernière fois le chemin à suivre.
Départ à 9 h 30 vers Segré. Là, je rate une première fois l’embranchement qui est juste à la sortie du pont bleu, lequel s’ouvre sur un étroit raidillon de terre. Heureusement, ce dernier, très court, arrive vite sur une route carrossable. Le cap est mis sur Pont Buel, Louvaines puis La Jaillette pour rejoindre le chemin de halage.
Le paysage qu’il offre est beau et le trajet ombragé. À 13 heures, déjeuner à proximité de sanitaires près du Lion d’Angers. On contourne Angers par le nord, arrivant à proximité de l’hôpital. À noter que la jonction entre la piste cyclable et la route d’Épinard est dangereuse. Un stop se trouve au bout du chemin, en haut d’un raidillon, avec une borne posée au milieu du passage et le vide sur la droite. Il faut donc accélérer pour grimper la pente puis s’arrêter brutalement sans basculer sur le côté.
Pierre FRANÇOIS
*Certes, il reste la parole : « Ce que vous lierez sur terre sera lié dans le ciel » (Mt 16, 19), mais elle ne concerne que le sacrement de réconciliation. Et encore, ce n’est pas l’avis de tous.





