23/05/25
Départ à 10 heures, après laudes à la basilique. Le message de la Vierge à Eugène (12 ans), Joseph (10 ans) et Françoise (11 ans) était simple et écrit dans le ciel : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher », tandis que la Vierge restait muette.
La route est vallonnée et déserte, le trajet se fait à la fraîche, confortablement. Café en terrasse à Larchamp, cinq minutes de tranquille repos.
À 12 h 20, arrêt forcé à Ernée, car la batterie est une nouvelle fois à plat. C’est l’heure de manger : j’avale une boîte d’anchois à l’huile et quelques cerneaux de noix. Cap sur Saint-Hilaire-du-Maine par la D 514. Mais au moment de démarrer, la roue arrière se met de travers. Il faut défaire toutes les sacoches pour accéder à l’axe de la roue et serrer l’attache rapide. Mais le même scénario se répète encore trois fois. Il devient évident que le pas de vis de l’axe est mort. La tige de rechange qui était en permanence dans la trousse de réparation est précisément le seul élément que j’en ai retiré, pour m’alléger avant de partir, pensant cette panne impossible. Retour vers le village en poussant le vélo sur un kilomètre. Au passage, un homme qui tond sa pelouse m’apprend comment me rendre chez l’unique réparateur de vélos. Ce dernier indique ne pas pouvoir réparer le jour même, mais que ce sera fait pour le lendemain (en fait, il prendra sur son jour de congé pour faire le travail). Comme le camping municipal est à plusieurs kilomètres et sûrement complet – le lendemain a lieu le Grand prix de France comptant pour le championnat du monde de motocross –, j’opte pour la solution de tout pèlerin : se tourner vers la paroisse.
Pierre FRANÇOIS




