Théâtre : « Zigmund follies » au Théâtre du Grand parquet, à Paris

Drôlerie et virtuosité, par Difouaine
Un conteur marionnettiste raconte comment son corps prend l’ascendant sur lui : ses mains, son chapeau, sa mémoire agissent malgré lui. 
Deux manipulateurs endossent successivement des personnages aussi divers que le conteur, un fou, une main, un ministre de l’intérieur, un agent secret, un périscope, une horloge, des lettres… À la fin du spectacle, les deux acolytes partagent avec le public, intimidé par tant de maestria et de générosité, les secrets de leur petit monde caché sous le castelet. Dévoiler l’envers du décor de ces marionnettes à main, loin de réduire le rêve, augmente encore l’admiration que suscitent les deux magiciens.
J’ai ri et souri tout le temps car le texte regorge de jeux de mots et d’images poétiques. Cela va à cent à l’heure : la virtuosité et les effets souvent inattendus surprennent sans cesse.
Ce spectacle, conçu par le fantaisiste mais rigoureux Philippe Genty, en 1983, n’a pas pris une ride. Quel savoureux moment ! Cela fait du bien de retrouver son âme d’enfant.

Difouaine
 « Zigmund follies », écrit et mis en scène par Philippe Genty, assisté de Mary Underwood. Avec : Eric De Sarria et Philippe Richard. Durée : 1 h 15. Jusqu’au 15 mars et du 30 mars au 5 avril 2015 du jeudi au vendredi à 20 heures et le dimanche à 16 heures. Au Théâtre du Grand Parquet, 35, rue d’Aubervilliers, 75018 Paris, www.legrandparquet.net. Métro : Stalingrad, Marx Dormoy. Stations Vélib’ et Autolib’ devant le théâtre.
Photo : Claire Leroux

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