Musique : « Tout compte fait » au Théâtre de l’Essaïon, à Paris.

Charmes, par Difouaine
Pascal Mary capte d’emblée la sympathie du public, non comme un enjôleur mais comme un lutin. À l’image de tout le spectacle, son petit mot d’accueil est gracieux et malicieux. Le musicien est heureux d’être là. Moi aussi.
La musicalité et la séduction qu’il déploie sont omniprésentes, même dans ses silences ou ses intermèdes parlés, savoureux, gentiment mordants ou coquins. Je suis sous le charme.
La voix est suave, très bien timbrée, tenue, sincère. La diction excellente. Les émotions sont variées et le jeu du pianiste s’en font l’écho : les deux mains alternent en un joyeux sautillement de chat, font le pont l’une par-dessus l’autre, sensuelles, ou valsent mélancoliques. Les mélodies, les arrangements et les mots évoquent ceux de Barbara à ses débuts. Loin d’être faciles, ils deviennent toujours ceux que je pressens. Les textes, très personnels pourtant, fleurent bon la tendresse, l’autodérision, la sensualité, un pudique mal de vivre. Je suis émue.
La belle voûte de la petite salle du Théâtre de l’Essaïon permet l’intimité et la renforce. L’ambiance était chaleureuse et recueillie. Comme je le remerciais après le spectacle de nous avoir tant donné, Pascal Mary me répondit simplement : « cela se fait à deux. » En plus d’être bon chanteur et bon pianiste (quoi qu’il en dise), cet artiste est aussi une belle âme.
Pour ce moment de complicité et de partage rares, je dirais plutôt que le compte est vite fait : merci, encore !
Difouaine
« Tout compte fait » de Pascal Mary. Chant et piano : Pascal Mary. Jusqu’au 31 mars 2015, les lundi et mardi à 20 h. Au Théâtre de l’Essaïon, 6, rue Pierre au lard 75004 Paris. Tél. : 01.42.78.46.42. http://www.essaion-theatre.com. Métro : Hôtel de ville

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