Humour : Frédéric Sigrist refait l’actu au Funambule Montmartre et dans les Côtes d’Armor

« Frédérik Sigrist refait l’actu » : tout est dit dans le titre. Frédérik Sigrist, chroniqueur sur Europe 1 dans l’émission « Samedi Roumanoff » et chansonnier régulier au Caveau de la République, commente l’actualité en tournée. Le spectacle évolue chaque semaine au rythme des événements qui font la petite ou la grande actualité.
On n’est certes pas dans le registre de Bedos du point de vue de la richesse du vocabulaire et du jeu avec la langue, mais est-ce le principe de ce genre de spectacle ? Il commente avec esprit, impertinence, humour et sans la moindre vulgarité ce dont on parle « dans le poste » et les salons. « Dans un plat à 1,80 € », explique-t-il, « je ne suis pas surpris qu’on trouve du cheval, je suis surpris qu’on trouve de la viande ». Sa connaissance des anecdotes est impressionnante, qu’il met au service d’une logique dont le paradoxe déclenche immanquablement le sourire quand ce n’est pas le franc rire. Le procédé est aussi simple qu’efficace : créer un sophisme dont les deux prémisses font pressentir au spectateur une conclusion… qui n’est évidemment pas celle qu’il nous assène avec une logique imparable.
Si on ajoute à cela un talent d’imitateur et de bruiteur incontestable, on a une idée de ce qui attend le spectateur qui est de toute façon ravi dans la mesure où Frédérik Sigrist distribuant avec une belle équité ses piques, il entend de toute façon à un moment ou à un autre les critiques qu’il aurait aimé être capable de formuler à l’égard des personnes dont il ne partage pas la pensée. Rançon de cette satisfaction : on entend aussi à un moment ou à un autre la communauté dont on se réclame être mise en boîte. C’est un spectacle d’humour de qualité : il faut donc être capable d’autodérision si on veut pouvoir l’apprécier pleinement.

Pierre François

« Frédérik Sigristre refait l’actu ». Au Funambule Montmartre de Paris les vendredis et samedis à 20 heures jusqu’au 25 janvier, le 31 janvier à Plédran (22), le 1er février à Trébeurden (22).

Photo : Pascal Ito

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