Alors que le monde célébrait la Journée internationale de la paix et que les communautés du sud du Liban continuent de faire face aux conséquences du conflit, les casques bleus ont marqué cette journée par une petite cérémonie organisée hier soir au quartier général de la FINUL à Naqoura.
« La paix n’est pas un sujet que l’on aborde une fois par an ; c’est une responsabilité permanente », a déclaré le chef de mission et commandant de la FINUL, le général de division Diodato Abagnara, dans un bref discours prononcé à cette occasion. « Nous effectuons des patrouilles, nous maintenons ouverts les canaux de communication avec les parties afin de réduire le risque de malentendus et d’escalade. Nous travaillons avec les Forces armées libanaises alors qu’elles assument des responsabilités accrues dans le sud. »
Les hostilités entre le Hezbollah et les Forces de défense israéliennes ont eu de graves répercussions humaines et matérielles dans le sud du Liban. Le conflit actuel a contraint des milliers de personnes à quitter leur foyer, et nombre d’entre elles sont toujours déplacées. Il a bouleversé les moyens de subsistance, causé des dégâts considérables aux habitations et aux infrastructures, et entraîné des morts et des blessés parmi la population civile. Les civils des deux côtés de la Ligne bleue se retrouvent plongés dans un climat de tension et de peur.
Aujourd’hui, la paix dans le sud du Liban reste un objectif difficile à atteindre, mais l’espoir de la paix perdure. C’est cette aspiration que les forces de maintien de la paix ont réaffirmée à l’occasion de la Journée internationale de la paix. Une paix durable nécessite des engagements politiques et des solutions émanant des parties elles-mêmes. Les forces de maintien de la paix peuvent contribuer à rétablir la stabilité, à éviter les malentendus et à réduire le risque d’escalade, mais elles ne peuvent se substituer à la volonté politique et aux décisions nécessaires pour mettre définitivement fin au conflit.
« La responsabilité d’une solution politique incombe toujours aux parties », a déclaré le général de division Abagnara. « La FINUL continuera à jouer son rôle, en maintenant le dialogue, en réduisant le risque d’escalade et en soutenant les efforts diplomatiques. »
Évoquant la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, le général de division Abagnara a déclaré que « sa mise en œuvre intégrale reste l’objectif et le fondement d’une paix et d’une stabilité durables dans le sud du Liban ».
Il a souligné que la poursuite de la coopération entre les Forces armées libanaises et les forces de maintien de la paix restait essentielle pour préserver la stabilité et soutenir l’extension de l’autorité de l’État dans le sud.
La Journée internationale de la paix a été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1981. Elle est consacrée au cessez-le-feu et à la non-violence et constitue une occasion pour tous de promouvoir la tolérance, la justice et les droits de l’homme. En 2001, l’Assemblée générale a voté à l’unanimité pour désigner cette journée comme une période de non-violence et de cessez-le-feu.
Cette cérémonie marque la dernière Journée internationale de la paix célébrée par la FINUL avant l’expiration de son mandat à la fin de l’année, conformément à la décision prise en 2025 par le Conseil de sécurité de mettre fin à la mission.
