Saintes rumeurs pour chrétiens avertis...
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A vos claviers ...
Entrer soi-même dans une démarche de pèlerinage pour jouer une pièce de théâtre à des pèlerins, l’attitude est rare. Quand elle est le fait de comédiens professionnels et talentueux, encore plus. Tel est pourtant ce qui va se passer durant tout le mois de juin au long du chemin de Compostelle.
Des comédiens qui partent en tournée, il y en a tous les jours. Pour jouer du Claudel, beaucoup moins. Mais une troupe qui joue « Jeanne au bûcher » sur les étapes [1] du chemin de Compostelle, se contentant pour elle-même de loger dans les abris du pèlerin, c’est rare. Telle est pourtant la démarche du Théâtre En Pièces de Chartres, qui mène là une aventure doublement bien rodée.
Quant à la pièce d’abord : il s’agit de la reprise de ce qui a été joué en octobre 2009 dans le cadre du musée des Beaux-Arts.
Quant à l’itinéraire ensuite : il y a deux ans, la compagnie a déjà couru la même aventure, avec « L’annonce faite à Marie » - déjà du Claudel – alors offerte 36 fois aux pèlerins, dans des lieux presque tous religieux. Après avoir été jouée 27 fois à Chartres, à ceux qui étaient déjà « en route » dans leur tête à défaut de pouvoir cheminer avec leurs pieds. Pour l’anecdote, on note qu’il y eut autant de voyageurs immobiles (4100) à venir voir la pièce à Chartres que de pèlerins transpirants et de gens du cru (4500) à la méditer à l’étape.
Certes, ce type d’organisation comporte des risques, celui par exemple de recevoir un coup de téléphone trois semaines avant la représentation pour l’annuler, parce que l’église prévue sera utilisée pour un mariage. Mais au-delà de ces péripéties, on est dans une démarche rare : celle d’un directeur artistique professionnel qui, dirigeant des comédiens talentueux, inscrit en lettres capitales dans le tract qui annonce son spectacle « Je veux associer art et acte de foi » tout en restant entièrement libre à la fois dans sa recherche et son expression. Démarche rare parce que proche du suicide dans un milieu ou l’art se voit comme fin en soi. De même qu’auprès de ceux qui ont besoin d’être rassuré au point de vouloir que l’artiste proclame sa foi dans les mêmes termes qu’eux.
Au lieu de cela, Emmanuel Ray dit : « Nos voix intérieures sont nos questionnements, notre singularité, notre égoïsme, notre don. Elles sont les sources de nos aspirations. Elles sont humaines, elles sont autres... ».
Partir en tournée, c’est naître et mourir chaque jour, installer et remballer le plateau, les projos, des kilomètres de fils. C’est accepter la pauvreté de loges qui se réduisent à un portant dans un coin, en plein courant d’air, ou le fait de devoir parfois jouer « au chapeau », parce qu’on ne peut pas faire payer l’entrée dans une église. C’est vivre l’incertitude, se réjouir le jour où le lieu qui accueille offre un repas commandé chez un traiteur de même que lorsqu’il ne fournit que quelques méchants sandwichs. C’est aussi semer en avançant, sans voir si le sillon verdit derrière soi.
Et c’est, d’abord et avant tout, être complètement professionnel. Or, « Jeanne au bûcher » l’est. Il y a la musique trouble, du grégorien trahi, qui se fait entendre jusqu’au début de la pièce, lorsque Jeanne d’Arc est en train de mourir, pour ensuite laisser place à celle, spirituelle et équilibrée, de Messiaen. Il y a la comédienne qui sait faire passer, par son attitude, cinq émotions à la minute. Il y a le frère Dominique, qui est interprété de façon si masculine, qu’il s’agit de protéger ou de chercher à comprendre, face à une Jeanne qui garde son mystère. Il y a... une très belle pièce, très bien interprétée ! Merci.
Pierre François
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« Dis leur que la vérité est belle » [2] est un petit joyau. Qui n’est pas sans rappeler « Adèle a ses raisons », œuvre de la même troupe. Le point de départ est l’enterrement à Créteil de la mère du héros, juif pied-noir. À partir de là remontent une multitude de souvenirs d’enfance et de jeunesse, dans le plus grand désordre chronologique.
Il y a dans cette pièce une dimension onirique qui la rend proche du conte, cruelle aussi, comme ces derniers. Car si la mère meurt aujourd’hui, le fils narrateur est né à Alger en 1955... Il a eu le temps de voir un bonheur ébranlé, puis un arrachement dont personne ne s’est jamais remis.
La pièce, déjà toute en finesse, a ceci d’encore plus intelligent qu’au lieu d’aligner les références à une culture particulière (il y en a quand même quelques-unes, mais parfaitement compréhensibles par un goy), elle ouvre l’esprit sur le fait même de l’immigration. En cela, elle aide à comprendre également les déracinements maghrébins (« -Slimane, Salomon... vous ne seriez pas cousins par hasard ? -Éloignés... », in Les aventures de Rabbi Jacob) ou asiatiques.
Car c’est autant un spectacle sur l’exil que sur l’enfance perdue. Une enfance dans laquelle se sont réfugiés et le chroniqueur de cette vie familiale, et son propre père, dont la réussite en affaires était inversement proportionnelle à la volupté que lui procurait le jazz. Une enfance dont cette mort va le tirer, avec l’aide de sa fille qu’il découvre alors.
Les personnages sont immédiatement crédibles (y compris celui qui sort d’une bande dessinée), bien cernés, sans caricature, même si on se demande qui est la future mariée qui, objectant qu’elle n’aime pas son fiancé, se fait répondre qu’il a un magasin. Leçon indirecte quant au prétendu bon sens, puisque le couple devra, comme les autres, partir avec juste une valise à la main... Au rang des questions sérieuses, on trouve encore, et toujours aussi plaisamment exposé, un débat pour savoir si les Algérois sont Africains ou Français (de la France d’en bas). Et ce ne sont que deux exemples parmi tous ceux qui, sous le masque du rire, font réfléchir.
Le vocabulaire est riche et la langue précise, littéraire, illustrative et poétique : « Telle de l’eau sale par le siphon avalée » est une des façons de dire le décès de la mère. D’autres répliques sont plus quotidiennes et comiques : « - Il reste des makrouds ? - Les jeunes ont tout fini. - Et en plus, ils mangent... », « - Qu’est ce qu’elle a ? - Dix huit ans... ».
On est immédiatement embarqué dans ces souvenirs virevoltants, cette confusion entre le réel et l’imaginaire, ces décalages anachroniques, ce contexte qui pourrait être celui de n’importe quelle famille à n’importe quelle époque. Et on ne voit pas le temps passer... C’est un spectacle magnifique.
Pierre François
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« L’Italienne à Alger » [3], opéra bouffe bien connu de Rossini, est actuellement au théâtre Mouffetard dans une adaptation qui se donne pour ambition de familiariser le grand public avec ce genre. Les moyens utilisés pour arriver à cette fin ont été multiples : réécriture de la partie musicale pour un trio (piano, violon, violoncelle), récitatifs parlés en français au lieu d’être chantés en italien, rapprochement de la partie théâtrale avec le style de la Commedia dell’ Arte.
Il en sort un spectacle très rythmé, dans lequel il ne se passe pas une seule seconde sans mouvement, mime, geste ou déplacement. La signature musicale est bien là, qui rend le côté brillant de Rossini. Les talents musicaux de la femme légitime du Bey et de celle qu’il convoite sont d’une évidence indiscutable, l’une par son aptitude à rendre toutes les émotions, l’autre par la puissance de sa voix. Le Bey, de son côté, joue une colère exemplaire, qui inventorie tous les sentiments qui se succèdent en cette circonstance (même si chez lui le chanteur l’emporte sur le comédien de sorte que certaines attitudes ne paraissent pas spontanées).
Le comique est de tous les instants, que ce soit grâce au texte (« chez nous, ce sont les femmes qui forment les maris », propos de l’italienne à la femme du Bey) ou aux situations (la cérémonie du « Papatachi », qui évoque le « Grand Mamamouchi » de Molière). Le public ne s’y trompe pas, qui ne laisse pas cinq minutes se passer sans rire.
Les lumières et le décor participent à la construction de cette ambiance légère. Résultat : on a les sentiment d’avoir (presque) tout compris et on ne voit pas le temps passer.
Pierre François
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ROME, Lundi 25 août 2008 (ZENIT.org) - Le dernier jour des jeux olympiques a vu l’arrestation d’un évêque catholique chinois de 73 ans, Mgr Jia Zhiguo, évêque de Zhengding, au sud de Pékin, dans le Hebei, par les autorités, indique la fondation cardinal Kung.
L’évêque, qui fait partie des évêques catholiques chinois non enregistrés officiellement, a été arrêté dimanche 24 août, vers 10 h 45, par six représentants officiels du gouvernement, qui se sont rendus, dans deux automobiles, à la cathédrale du Christ Roi et WuQiu. Son diocèse compte quelque 110.000 catholiques.
Selon la fondation, c’est la 12e fois que l’évêque est arrêté. Sa dernière arrestation datait du 23 août 2007. Il avait été libéré le 14 décembre suivant, sans qu’on ait su où il était détenu. Aujourd’hui encore, on ne sait pas où les autorités l’ont conduit.
Après sa libération il était resté en résidence surveillée dans les bâtiments attenants à la cathédrale et ses activités pastorales étaient de ce fait grandement entravées : il ne pouvait recevoir de visites à quelques exceptions, très contrôlées par les autorités qui avaient installé un poste de contrôle, 24 h sur 24, à proximité de la cathédrale.
Pourtant le 15 août dernier, il avait pu célébrer l’Assomption de la Vierge Marie dans sa cathédrale en présence de milliers de fidèles.
L’évêque est sérieusement malade, indique la même source, et sa main droite souffre d’un tremblement permanent. Les autorités lui ont refusé des consultations à l’extérieur de la résidence.
Mgr Jia a été consacré évêque le 19 décembre 1980, par mandat pontifical. Il a déjà passé 18 ans en prison. Il est connu pour son aide aux orphelins handicapés : il a pris en charge une centaine d’entre eux qui ont un besoin urgent d’aide.
Selon la fondation Kung, la Chine compte 40 évêques catholiques dits « clandestins », plus précisément, non officiellement enregistrés, et fidèles à l’autorité au Successeur de Pierre. Il sont tous soit sous surveillance, soit en résidence surveillée, soit en prison, ou ils ont « disparu ».
Dans sa lettre aux catholiques de Chine du 30 juin 2007, le pape Benoît XVI a lui-même déploré que « beaucoup d’évêques aient subi la persécution et aient été empêchés d’exercer leur ministère pastoral ». Ils ont ainsi, disait le pape « rendu l’Eglise féconde, en versant leur sang ».
Ainsi, les évêques Su Zhimin, de Baoding, et Shi Enxiang, de Yixian, ont été arrêtés respectivement en octobre 1997 et en avril 2001. On n’a depuis plus aucune nouvelle d’eux.
Mgr Han DinXiang, de Yong Nian, a été arrêté en décembre 1999. Il est mort en prison le 9 septembre 2007 dans des circonstances « mystérieuses et très suspectes », indique la fondation Kung : sa sépulture a eu lieu moins de six heures après sa mort.
La fondation cardinal Kung dénonce cette situation où les droits humains des évêques catholiques chinois sont bafoués et où la persécution des croyants reste très violente, en dépit de la tenue des Jeux Olympiques à Pékin.
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La plus vieille Bible du monde sera mise en ligne aujourd’hui à l’adresse : http://www.codex-sinaiticus.net/
C’est un codex en peau de boeuf qui a été écrit par les moines du monastère Sainte-Catherine sur le mont-Sinaï en Egypte entre 330 et 350 par les moines du monastère Sainte-Catherine.
Voilà de quoi réviser votre grec.
Marvel
Voir en ligne : Codex Sinaiticus
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Un exposition refusée par tous les musées français vient d’atterrir à Lyon pour 2 mois. Our Body présente des vrais cadavres humains écorchés et conservés par une technique particulière, dans différentes poses sportives.
Sous couvert d’expliquer l’anatomie ou de présenter "la beauté artistique du corps humain", c’est bien le business d’une expo provocante qui a attiré un homme d’affaire pour faire tourner cette expo.
Le corps humain n’est pas une marchandise, les morts ont droit à l’intimité et au respect : je boycotte.
Marvel (d’autant que dans les précédentes versions de cette expo à l’étranger étaient présentées des cadavres de femmes enceintes, et des enfants. On a quelques doutes sur le fait qu’ils aient donné leur consentement. Sans compter les bruits sur les filières d’approvisionnement des concepteurs de l’expo...).
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La fondation de Fourvière est à l’origine d’un projet à lyon d’espace culturel du christianisme. Il s’agirait de réhabiliter le site du cachot de St Pothain (premier évêque de Lyon, martyr au IIe siècle) qui se trouve dans les anciens locaux des visitandines dans le quartier de l’antiquaille à Lyon.
Il s’y trouve le cachot, une crypte, la chapelle des Visitandines. En plus de la restauration des mosaïques, l’association ECCLY qui porte le projet voudrait créer un espace culturel sur les premières heures du christianisme.
Le projet est cofinancé par le Département du Rhône, la ville de Lyon et la Région Rhône-Alpes.
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Vincent Buisset et le groupe sentinelles sont en ce moment en studio. Un nouvel album devrait être disponible dès le mois prochain. Vincent est le chanteur de Totus et frère de Sylvie Buisset. Depuis plusieurs années, avec le groupe sentinelle, il réalise les CD des Béatitudes jeunes (Venez le célébrer, Adore le, Souffle). Le prochain album sera pour la première fois signé directement du nom du groupe Sentinelles et aura une couleur assez différente, plus travaillée, notamment grâce à l’intervention de François Montmayeur qui signe les arrangements. On en reparle dès qu’on en sait plus ...
Marvel
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[1] Si les horaires (21 heures en semaine, 18 heures le dimanche) et les coordonnées pour réserver (02 37 33 02 10, theatre-en-pieces@wanadoo.fr) ne changent pas, le tarif (12 €) est parfois susceptible de modification et les endroits sont aussi variés que les dates : le 5 juin à l’église saint Orien de Meslay le Grenet (28), le 6 à la chapelle d’Yron au Cloyes-sur-le-Loir (28), le 8 à la chapelle saint Jacques de Vendôme (41), les 9 et 10 à l’église N.-D.-la-Riche à Tours (37), le 11 à la crypte de l’église de Sainte-Maure-de-Touraine (37), le 12 à la bergerie du château des Ormes (86), le 13 à l’abbaye de l’Étoile d’Archigny (86), le 17 à l’abbaye de saint Martin de Ligugé (86), le 18 à la Commanderie des Antonins de Saint-Marc-Lalande (79), le 19 à l’église saint Brice de Saint Mandé sur Brédoire (17), le 20 à l’église saint Savinien de Melle (79), le 22 à l’abbaye Royale de Saint-Jean d’Angély (17), le 23 à l’Hôpital des pèlerins de Pons (17), le 24 à la citadelle de Vauban de Blaye (33), le 25 à l’église saint Martial de Tauriac (33), le 26 à l’abbaye de Saint-Ferme (33), le 27 à l’église saint Michel du vieux Lugo de Lugos (33), les 30 juin et 1er juillet au berceau de saint Vincent-de-Paul à Saint-Vincent-de-Paul (40), le 2 à l’église Notre Dame d’Arancou (64) et le 3 juillet à la chapelle du refuge des franciscains de Saint-Palais (64).
[2] « Dis leur que la vérité est belle », de Jacques Hadjaje. Avec Isabelle Brochard, Sébastien Desjours, Anne Didon, Anne Dolan, Guillaume Lebon, Delphine Lequenne, Laurent Morteau. Mise en scène de Jacques Hadjaje. Du mardi au samedi à 21 h 30, dimanche à 15 heures au Lucernaire, 53, rue N.-D. Des champs, 75006 Paris, tél. : 01 45 44 57 34, jusqu’au 3 juillet.
[3] « L’Italienne à Alger », opéra bouffe de G. Rossini. Mise en scène : Sergueï Safonov. Direction musicale : Marc Bizzini. Avec Marie Blanc, Julien Joguet, Éric Laigle / Matthieu Cabanes, Philippe Scagni, Jenny Navarro, Alba Isus, Hyalmar Mitrotti, Benjamin Chabert, Sylvain Mollé, Jérôme Castel et l’orchestre Marc Bizzini (piano), Ludovic Passavant / Hélène Frissung (violon), Bodhana Hhorecka / Lionel Allemand (violoncelle). Réduction d’orchestre de Laurence Huc. Du mercredi au vendredi à 20 h 30, samedi à 17 heures et 21 heures, dimanche à 15 heures jusqu’au 3 juillet au théâtre Mouffetard, 73, rue Mouffetard, 75005 Paris, tél. : 01 43 31 11 99.
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